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Vous pouvez connaître les gestes à faire et pourtant peiner à les organiser dans le bon ordre.
Quand les troubles des fonctions exécutives compliquent vos activités habituelles, ils peuvent peser sur votre autonomie et parfois s’ajouter aux difficultés de mémoire liées à la maladie d’Alzheimer. Vous pourrez mieux comprendre ces changements et ce que les approches d’accompagnement peuvent vous apporter.
Troubles des fonctions exécutives chez les personnes âgées : signes et autonomie
Les capacités exécutives organisent l’action
Planifier, rester attentif et garder une information en tête font appel aux fonctions exécutives. Elles vous aident aussi à freiner une réaction, à changer de méthode et à vérifier vos gestes. Grâce à elles, vous passez d’une idée à sa réalisation.
Trois capacités exécutives au quotidien
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Mémoire de travail
La mémoire de travail sert à retenir brièvement une information, comme les étapes d’une recette.
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Flexibilité mentale
La flexibilité mentale aide à changer de méthode si nécessaire.
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Inhibition
L’inhibition permet d’écarter une distraction ou une réponse inadaptée.
Les difficultés apparaissent dans les activités complexes
Vous pouvez connaître les gestes à faire sans réussir à les mettre dans le bon ordre. Les activités complexes posent souvent plus de difficultés que les gestes simples et répétés.
Préparer un repas, gérer un budget ou organiser un trajet peut devenir difficile. Pourtant, vous saviez peut-être faire ces choses auparavant.
Vous pouvez aussi avoir du mal à vous retenir. Cela peut mener à des réponses impulsives, à des interruptions, à des dépenses sans en peser les conséquences ou à un comportement inhabituel.
Dans Alzheimer, les troubles exécutifs s’ajoutent parfois aux atteintes de mémoire
Avec Alzheimer, vous avez souvent d’abord du mal à vous souvenir des événements récents. La maladie peut aussi toucher le langage, l’orientation, les gestes et les fonctions exécutives. Ces difficultés varient d’une personne à l’autre et n’apparaissent pas toujours dans le même ordre.

Au quotidien, vous pouvez avoir du mal à suivre une ordonnance, à aller à un rendez-vous ou à préparer un plat en plusieurs étapes.
Votre médecin traitant peut vous orienter vers une consultation mémoire. Le bilan comprend un entretien médical, des tests cognitifs et un point sur vos activités quotidiennes. Des examens complémentaires peuvent aussi être réalisés si nécessaire.
La stimulation cognitive entraîne certaines capacités, avec des effets variables
Les exercices gagnent à ressembler au quotidien

Vos habitudes et vos goûts peuvent guider le choix des activités. Elles peuvent ainsi vous intéresser davantage.
- Trier des objets mobilise des capacités utiles au quotidien.
- Préparer une liste de courses mobilise des capacités utiles au quotidien.
- Suivre une recette mobilise des capacités utiles au quotidien.
- Retrouver un itinéraire mobilise des capacités utiles au quotidien.
Des consignes brèves, données une étape à la fois, vous aident à participer. Choisissez des activités régulières, agréables et adaptées à vos goûts.
Les progrès concernent surtout la cognition générale
Les résultats varient selon le stade de la maladie, la fréquence des séances et la méthode. Votre santé et votre participation comptent aussi. Un exercice peut être trop facile ou trop difficile pour vous.
La stimulation ne remplace pas le diagnostic ni les changements dans votre cadre de vie.
Des repères pour vous aider au quotidien
- Utilisez des repères visibles.
- Gardez des routines stables.
- Rangez vos objets au même endroit.
- Concentrez-vous sur une seule tâche à la fois.
Exercice physique et fonctions exécutives : des bénéfices encore incertains
Les méta-analyses montrent des résultats contrastés
Les méta-analyses montrent souvent de petites à moyennes améliorations de la cognition globale et des fonctions exécutives chez les personnes âgées. Les effets varient selon votre état cognitif de départ, le type d’exercice et la durée du programme.
Vous pouvez parfois tirer plus de bénéfices d’une activité physique associée à des exercices pour le cerveau que d’une seule approche. Cette combinaison fait appel au mouvement, aux consignes, aux échanges avec d’autres personnes et à de petits problèmes à résoudre.

L’activité doit rester régulière et sécurisée
Mieux vaut bouger souvent que chercher la performance. Vous pouvez faire de courtes marches, des exercices assis ou des mouvements simples. Adaptez-les peu à peu à vos capacités.
La prise en charge associe bilans, activités adaptées et soutien aux aidants
Parlez de vos difficultés avec votre médecin traitant. Si elles durent ou gênent votre vie quotidienne, il peut demander un bilan spécialisé. Le projet d’accompagnement tient compte de votre logement, de vos habitudes, de vos souhaits et de l’aide dont vous avez besoin.

L’ergothérapeute peut repérer les activités à risque et vous conseiller des aménagements. Le neuropsychologue peut préciser vos difficultés cognitives et vous proposer des stratégies pour les compenser.
Selon votre département et votre situation, vous pouvez trouver des activités organisées par une association ou de l’aide pour certaines démarches administratives. Les annuaires publics pour les personnes âgées recensent les plateformes de répit, points d’information locaux, centres communaux d’action sociale et accueils de jour.
Si vos difficultés persistent ou compliquent votre quotidien, prenez rendez-vous avec votre médecin traitant et décrivez des exemples précis. Si le changement est brutal, demandez une évaluation rapidement. Votre médecin pourra examiner la situation et, si nécessaire, vous orienter vers une consultation mémoire.
Foire aux questions
Quelles sont les fonctions cognitives ?
Les fonctions cognitives vous permettent de percevoir, comprendre, mémoriser, apprendre, parler, raisonner et agir. Elles comprennent notamment la mémoire, l’attention, le langage, les fonctions exécutives, les capacités visuospatiales, qui vous aident à vous repérer, et les gestes appris.
Quelles sont les causes possibles d’une baisse des capacités cognitives ?
Une baisse des capacités cognitives peut être liée au vieillissement, à une maladie neurodégénérative, à un accident vasculaire cérébral, à une dépression, à une infection, à un trouble du sommeil ou à certains médicaments. Le médecin peut aussi rechercher un problème sensoriel, une carence ou un facteur cardiovasculaire.
Quelles sont les maladies cognitives courantes chez les personnes âgées ?
La maladie d’Alzheimer est la maladie neurodégénérative la plus fréquente. Des troubles cognitifs peuvent aussi accompagner une maladie vasculaire, la maladie à corps de Lewy, la maladie de Parkinson ou une dégénérescence lobaire fronto-temporale.
Quels sont les symptômes du vieillissement cérébral ?
Le vieillissement cérébral peut ralentir le traitement des informations et rendre l’attention moins efficace. Vous pouvez aussi avoir de petits oublis ou vous adapter moins vite à une situation nouvelle, tout en restant autonome ; ces changements ne progressent généralement pas comme une maladie neurodégénérative.
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