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Ce que mesure un bilan de préhension en ergothérapie

Par Relu par Antoine BOUQUET
Un enfant place un cube en bois dans une forme, supervisé par un ergothérapeute lors d'une séance de motricité.

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Sommaire

Saisir un verre et boutonner une chemise ne demandent pas les mêmes gestes à votre main.

Pourtant, mesurer sa force ne suffit pas à comprendre pourquoi certaines actions vous sont difficiles. Un bilan de préhension en ergothérapie permet de mieux cerner vos capacités et de relier les résultats à vos activités.

La main est évaluée dans des activités concrètes

Cadre et indications

La force de la main ne décrit pas, à elle seule, vos gestes quotidiens. Le bilan de préhension observe comment vos doigts, votre poignet et votre bras atteignent un objet, le saisissent, le déplacent et le relâchent.

Une personne tient un verre d’eau, pose une pièce sur une table et insère une autre pièce dans la serrure d’une boîte en bois.

Les gestes varient selon les objets et les tâches. Le bilan peut porter sur :

  • La prise cylindrique, pour tenir un verre ou un manche.
  • La pince entre le pouce et l’index, utilisée pour ramasser une pièce ou boutonner un vêtement.
  • La prise latérale, comme pour tourner une clé.
  • La prise de précision, qui demande de contrôler les doigts et la pression exercée.

Observation et suites

L’ergothérapeute observe la position du poignet et du pouce. Il regarde aussi l’ouverture des doigts, le mouvement du bras et la stabilité de l’objet. Il note les hésitations, les tremblements, la douleur, la fatigue et les compensations.

Une prise lente peut venir d’une faiblesse, d’une sensibilité réduite, d’une articulation limitée, d’une douleur ou d’un manque de coordination. Le bilan aide à distinguer ces causes.

Répéter l’évaluation après plusieurs semaines ou mois permet de suivre l’évolution.

Les prises, la force et la dextérité sont observées sous plusieurs angles

Capacités observées

L’ergothérapeute vérifie comment vos doigts bougent. Il observe si votre pouce peut toucher les autres doigts et comment votre poignet accompagne le geste.

La dextérité, c’est votre capacité à manipuler un objet avec précision et rapidité. Elle dépend de la coordination de vos doigts, de votre vue et de votre attention. Elle dépend aussi de votre capacité à corriger un mouvement.

À lire aussi :  Quelles techniques d’habillage en ergothérapie vous aident ?

Outils et mesures

Le dynamomètre mesure la force de votre main quand vous serrez. Vous pressez sa poignée pendant quelques secondes. Le professionnel compare ensuite les résultats de vos deux mains, ou les compare à des valeurs de référence adaptées.

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  • Le pinchmètre mesure la force de pince entre le pouce et un ou plusieurs doigts. Il peut tester la pince latérale, pulpaire ou tridigitale, utilisée notamment pour tenir un stylo.
  • Le Box and Block Test mesure le nombre de cubes transférés en une minute, d’un compartiment à l’autre, avec une seule main.

Ces mesures complètent l’observation, sans la remplacer.

Des tests standardisés complètent l’observation des gestes

Une main tient une cheville en bois au-dessus d’un plateau de jeu en bois percé de trous, posé sur une table.

Avec le Nine Hole Peg Test, vous placez neuf petits pions dans les trous d’une planche, puis les retirez aussi vite que possible. L’épreuve mesure la dextérité fine d’une main.

Le Box and Block Test évalue la dextérité globale de la main. Il peut convenir si les gestes amples sont concernés ou si les petits pions sont trop difficiles à saisir avec précision.

Pour évaluer la coordination entre l’œil et la main, l’ergothérapeute vous observe. Il regarde comment vous repérez, attrapez puis déplacez un objet. Il note le trajet, la fluidité, la précision et les corrections du geste.

Chez l’enfant, les épreuves peuvent être adaptées à son âge et à ses activités scolaires. Tailler un crayon, tracer à la règle ou découper une forme donne des indications concrètes.

Le choix des épreuves dépend de la difficulté et de l’objectif

Si vos gestes manquent de vitesse ou de précision, un test de dextérité peut aider à cerner la difficulté. Le choix dépend de votre capacité à saisir un petit pion, à suivre une consigne et à utiliser une seule main.

Une personne coupe du poulet grillé accompagné de légumes et de salade, avec un verre d’eau posé sur la table.

Les gestes liés aux repas peuvent révéler une faiblesse du poignet ou une pression mal dosée. Vous pouvez tenir des couverts, couper des aliments, ouvrir un emballage ou porter un verre à la bouche.

  • Au travail et dans les loisirs, les gestes à reproduire dépendent de votre activité : les besoins d’un musicien, d’un artisan ou d’une personne travaillant sur ordinateur diffèrent.
  • Pour la conduite et les déplacements, le professionnel peut examiner votre capacité à tenir un volant, tourner le poignet et utiliser des commandes. Cette évaluation s’inscrit dans l’analyse globale du membre supérieur.
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Le bilan commence par les difficultés concrètes

Préparer et dérouler le bilan

Avant le rendez-vous, repérez :

  • les gestes difficiles ;
  • la main concernée ;
  • les moments où le problème apparaît ;
  • les objets difficiles à utiliser.
Une personne empile des cubes en bois sur une table, avec d’autres cubes éparpillés et un bol en bois à côté.

Le bilan peut associer tests, manipulations et mises en situation.

La durée dépend des fonctions examinées. Une évaluation ciblée peut tenir en une séance. Un bilan complet demande souvent plusieurs heures, parfois réparties sur plusieurs rendez-vous.

Des résultats aux solutions

Le compte rendu décrit vos points forts et vos limites. Il précise les gestes concernés et les résultats des tests.

Les résultats aident à choisir les capacités à travailler pour vos activités. Il peut s’agir de la force, des mouvements, de la précision, du toucher ou de la coordination.

Un nouveau bilan mesure vos progrès en vitesse, force, précision ou autonomie. Le professionnel peut alors poursuivre, modifier ou arrêter les interventions.

Prescription, coût et remboursement se vérifient avant le rendez-vous

Accès et remboursement

En France, l’accès dépend du professionnel ou de la structure. Selon le lieu et le parcours de soins, une prescription médicale peut être nécessaire.

En libéral, vous payez généralement le bilan. Même avec une ordonnance, l’Assurance Maladie ne rembourse pas forcément l’acte.

À l’hôpital, en établissement médico-social ou dans une structure spécialisée, le bilan peut faire partie des soins. La prise en charge dépend du cadre et de votre situation.

À vérifier auprès de votre complémentaire santé

  • Le montant du forfait d’ergothérapie.
  • Le nombre de séances couvertes.
  • Les conditions de prescription.
  • Les justificatifs demandés.

Coût et démarches pratiques

Un bilan complet de préhension en cabinet libéral coûte souvent entre 150 et 300 €.
Les tarifs sont libres et varient selon la durée, les tests et le compte rendu.

En cabinet libéral, les tarifs sont libres. Ils varient selon la durée, les tests et le compte rendu. Un bilan complet coûte souvent entre 150 et 300 €.

Les comptes rendus médicaux et les coordonnées des professionnels concernés peuvent vous aider à préparer votre dossier. Ils facilitent aussi les échanges nécessaires.

Sources

Avant de prendre rendez-vous, notez les gestes qui vous posent problème, la main concernée et votre objectif concret. Puis contactez une structure ou un ergothérapeute pour vérifier les conditions d’accès, le contenu du bilan, son tarif et les possibilités de prise en charge.

Préparer votre bilan de préhension
Repérez les gestes et les difficultés que vous souhaitez évoquer avec l’ergothérapeute.

Un exemple concret aide à relier les tests à vos activités.

La comparaison entre les mains peut être utile si elle correspond à votre situation.

Le bilan peut examiner plusieurs types de prises et mesurer leur force.

Ces capacités sont évaluées séparément, avec des tâches ou des tests adaptés.

Ces éléments peuvent être pris en compte pendant les épreuves.

Un objectif concret peut guider le choix des épreuves et des objectifs de prise en charge.

Le bilan peut associer des tests comme le dynamomètre, le pinchmètre ou le Box and Block Test à des gestes concrets.

La durée varie selon les fonctions examinées et peut nécessiter plusieurs rendez-vous.

Foire aux questions

Le bilan de préhension concerne-t-il aussi les enfants ?

Oui, les épreuves peuvent être adaptées à l’âge, au niveau scolaire et aux activités de votre enfant. Elles peuvent porter sur la tenue du crayon, le découpage, la manipulation de petits objets et la coordination des deux mains.

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Peut-on passer un bilan si la main est douloureuse ?

Oui, mais signalez la douleur dès le début et pendant les exercices. L’ergothérapeute peut adapter les épreuves, observer son effet sur vos gestes et éviter de vous faire forcer inutilement.

Le bilan mesure-t-il uniquement la main ou tout le bras ?

Il ne se limite pas à la main : il peut aussi examiner le poignet, l’avant-bras, le coude et l’épaule si ces articulations influencent votre préhension. Atteindre un objet, le saisir puis le transporter demande une coordination de l’ensemble du membre supérieur.

Les résultats peuvent-ils servir à constituer un dossier MDPH ?

Oui, le compte rendu peut compléter votre dossier en décrivant vos limitations, leurs conséquences dans la vie quotidienne et les aides dont vous avez besoin. La décision concernant vos droits et prestations revient à la Maison départementale des personnes handicapées.

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