Passer un scanner et repartir avec des recommandations de prévention : les deux rendez-vous n’ont pas le même rôle. À Dijon, le Centre Georges-François Leclerc (CGFL) prévoit de les réunir dans son parcours Poumon, annoncé pour le 19 octobre 2026, au sein du programme Interception. L’examen prend place dans une journée de prévention, avec des ateliers et des consultations individuelles. [1]
Si vous vous demandez pourquoi consacrer une journée à ce qui semble être un examen, la réponse tient à cette distinction : rechercher une anomalie et agir sur les facteurs de risque sont deux démarches complémentaires. Le scanner apporte des images. L’accompagnement aide à définir ce que vous pouvez changer, et avec quel soutien.
Le scanner complète l’évaluation, il ne remplace pas la prévention
Pour les participants du parcours Poumon, le CGFL prévoit un scanner faible dose entre midi et 14 heures. L’établissement le présente comme un examen destiné à compléter l’évaluation médicale. Il ne s’agit donc pas de résumer le parcours à une image des poumons : les consultations de l’après-midi servent à adapter l’accompagnement à la situation et aux facteurs de risque de chacun. [1]
Une image renseigne sur ce que les médecins peuvent observer au moment de l’examen. Elle ne change pas, à elle seule, une exposition au tabac. Pour une personne qui fume, le travail de prévention porte aussi sur l’arrêt et les difficultés à le mettre en place. À Gustave Roussy, où Interception a été développé, le parcours Poumon associe précisément dépistage par scanner et plan personnalisé de sevrage tabagique. [2]
Cette association aide à comprendre le principe du programme. Pour votre prise en charge à Dijon, ce sont les échanges avec l’équipe du CGFL qui précisent les examens et les actions adaptés à votre profil.

La prévention se prépare à partir de votre quotidien
La matinée annoncée au CGFL comprend des ateliers en petits groupes, notamment autour de la nutrition, de l’activité physique et de la génétique. Puis viennent les consultations individuelles. Ce format permet de passer de sujets communs à des recommandations adaptées à chacun. [1]
Arrêter de fumer, bouger régulièrement, équilibrer son alimentation et limiter l’alcool font partie des leviers de prévention présentés par Gustave Roussy. [2] Mais leur mise en pratique pose des questions très concrètes : quelle aide demander pour le tabac ? Quelle place donner à l’activité physique dans votre journée ? Quelles habitudes alimentaires discuter avec un professionnel ? Les consultations sont le moment pour apporter vos questions, plutôt que repartir avec une liste d’objectifs qui ne correspond pas à votre vie.
Vous pouvez notamment préparer ce que vous souhaitez dire de votre consommation de tabac et de vos difficultés à arrêter. La prévention ne consiste pas seulement à connaître les facteurs de risque : elle demande de trouver des actions réalisables. Le même facteur d’exposition peut concerner plusieurs problèmes de santé respiratoire, ce qui rend utile de l’aborder dans sa globalité avec votre médecin.
Le plan personnalisé donne une suite à la journée
Avant le départ, un entretien avec une infirmière doit finaliser le Plan Personnalisé de Prévention (PPP). Ce document rassemble les recommandations et les actions à mettre en œuvre pour réduire le risque de cancer. Le CGFL prévoit également un accès à l’application MyInterception pour les participants. [1]
L’intérêt pratique du plan est de garder un repère après les ateliers et les consultations. Profitez de l’entretien pour clarifier les actions retenues, les examens à prévoir et les personnes à contacter si une consigne reste floue. Le scanner fait partie de cette prise en charge ; il n’en est pas l’unique point d’appui.
Fumer ne suffit pas à décider d’un scanner
Interception s’adresse à des personnes dont le risque de cancer est augmenté. À Dijon, une évaluation préalable et, si nécessaire, un échange avec un médecin référent permettent de vérifier l’éligibilité. Être fumeur ou ancien fumeur ne suffit donc pas, à soi seul, à décider qu’un scanner est indiqué : parlez de votre situation avec votre médecin généraliste ou l’équipe du programme. [1]
Pour vous orienter, le CGFL indique le contact interception@cgfl.fr et le 03 45 34 88 56. Vous pourrez demander si le parcours Poumon correspond à votre situation et comment préparer l’évaluation. [1]
Le rendez-vous à garder en tête est donc celui d’un parcours de prévention personnalisé, pas d’un scanner à obtenir isolément. À l’approche du 19 octobre, la question utile est double : quels examens sont adaptés à votre risque, et quel accompagnement peut vous aider à agir au quotidien ?
Sources et références
- Centre Georges-François Leclerc — Le programme Interception : construire la prévention 2.0 des cancers, 30 juin 2026.
https://www.cgfl.fr/le-programme-interception-construire-la-prevention-2-0-des-cancers/ - Gustave Roussy — Interception.
https://www.gustaveroussy.fr/cancer-prevention/prevention-diagnostic/interception
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