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Duloxétine en tension : les stocks de sécurité ne suffisent pas, les boîtes doivent encore arriver en pharmacie

Mobiliser les réserves ne suffit pas à remettre une boîte au comptoir. Face aux tensions sur la duloxétine, l’ANSM agit aussi sur le circuit de distribution et distingue le temps du réapprovisionnement de celui des pharmacies.

Par Relu par Antoine BOUQUET
Composition éditoriale associant une boîte de duloxétine au circuit de distribution des médicaments.

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Une date de réapprovisionnement peut sembler rassurante, sans répondre à la question qui se pose au comptoir : quand la pharmacie pourra-t-elle délivrer le médicament ? L’alerte de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) sur la duloxétine éclaire cet écart. Dans son communiqué du 9 octobre, mis à jour le 12 octobre 2026, l’agence demande aux laboratoires de mettre davantage de boîtes en circulation, mais aussi de privilégier un circuit précis pour les répartir. [1]

Les stocks de sécurité sont un levier, pas des boîtes déjà livrées

Les gélules gastro-résistantes de duloxétine à 30 et 60 mg connaissent des difficultés d’approvisionnement liées à des problèmes temporaires de production. L’ANSM demande de mobiliser notamment les stocks de sécurité, c’est-à-dire les réserves disponibles chez les laboratoires, pour préserver l’accès des patients déjà traités.

La mesure agit sur la quantité de médicaments qui peut rejoindre le circuit. Elle ne décrit pas les quantités effectivement reçues par chaque pharmacie. C’est une différence essentielle : une demande de libérer des réserves n’est pas un bilan de livraison. L’alerte ne chiffre ni les boîtes supplémentaires en circulation ni les stocks au niveau local.

Pourquoi faire passer les boîtes par les grossistes-répartiteurs ?

Ces entreprises assurent la distribution des médicaments aux pharmacies. L’ANSM demande aux laboratoires de privilégier ce passage et d’éviter les ventes directes aux officines, dans l’objectif d’une répartition équitable sur le territoire. Le sujet n’est donc pas seulement de produire ou de sortir des cartons : il faut aussi organiser leur arrivée dans les pharmacies. [1]

Schéma du circuit laboratoires, grossistes-répartiteurs et pharmacies.
L’ANSM demande de mobiliser les stocks de sécurité et de privilégier le circuit des grossistes-répartiteurs. Le retour en pharmacie est une prévision progressive. [1]

Une vente directe et une livraison par un grossiste peuvent aboutir toutes deux à une officine, mais elles ne constituent pas le même mode d’organisation de l’approvisionnement. Dans cette période de tension, l’agence met en avant le rôle des répartiteurs pour desservir le territoire. Cette orientation ne signifie pas que toutes les pharmacies disposeront simultanément du même stock.

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Une interdiction d’exportation est également en vigueur depuis mi-septembre, rappelle le communiqué. La fiche de disponibilité précise qu’elle concerne la vente et l’exportation par les grossistes-répartiteurs vers l’étranger, afin de préserver les stocks pour le marché français. Il s’agit d’une autre action sur la destination des boîtes, distincte de la reprise de production. [1, 2]

Fin octobre et mi-novembre ne désignent pas la même étape

La fiche de disponibilité, mise à jour le 9 octobre, indique une remise à disposition prévue fin octobre. Elle avertit aussi qu’un délai de plusieurs semaines peut être nécessaire pour réapprovisionner tous les acteurs, jusqu’aux pharmacies. Le communiqué actualisé le 12 octobre rapporte, lui, un retour progressif à la normale en pharmacie à partir de mi-novembre. [1, 2]

Lire seulement la première date ferait donc disparaître le temps de distribution. Ces repères restent des prévisions : aucun des deux documents ne donne le jour de livraison d’une officine précise. Pour un renouvellement, une annonce nationale ne remplace pas l’information donnée par la pharmacie sur la possibilité de délivrer la prescription.

Des mains organisent des bacs dans une pharmacie.

Le circuit des boîtes et le parcours de soins doivent rester reliés

Dans l’intervalle, l’ANSM demande de limiter les nouvelles initiations de duloxétine. Pour une personne déjà traitée, elle rappelle de ne pas arrêter brutalement et de contacter son médecin en cas d’indisponibilité, afin qu’un relais adapté soit organisé si nécessaire. La réponse logistique et la décision médicale avancent ainsi sur deux plans différents. [1]

L’agence indique suivre l’évolution de la situation et étudier d’autres mesures pour préserver la continuité. Le calendrier publié ne permet pas de savoir quelles boîtes sont disponibles aujourd’hui dans chaque officine, ni d’affirmer qu’un relais sera nécessaire pour chaque patient.

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Sources et références

Sources

[1] ANSM — Duloxétine : l’ANSM demande aux laboratoires de renforcer leurs approvisionnements. Publié le 9 octobre 2026, mis à jour le 12 octobre 2026.
https://ansm.sante.fr/actualites/duloxetine-lansm-demande-aux-laboratoires-de-renforcer-leurs-approvisionnements

[2] ANSM — Duloxétine 30 mg et 60 mg, gélules gastro-résistantes – [duloxétine (chlorhydrate de)]. Fiche publiée le 18 septembre 2026, mise à jour le 9 octobre 2026.
https://ansm.sante.fr/disponibilites-des-produits-de-sante/medicaments/duloxetine-30-mg-et-60-mg-gelules-gastro-resistantes-duloxetine-chlorhydrate-de

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